Par Franck OLIVIER – Conseiller Municipal à SAGY de 2014 à 2020
Citoyen de proposition

Eau du robinet à Sagy : non conforme à la limite de qualité

Eau du robinet à Sagy : non conforme à la limite de qualité

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Au quotidien «Regard sur Sagy» continue à vous informer sur la page du Journal Citoyen : http://www.regard-sur-sagy.fr/journal-des-59/

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Ce 22 novembre 2014, « une nouvelle communication du SIEVA » : « Qualité de l’eau » vient de paraître sur le site municipal de Sagy (http://www.sagy.fr/content/heading424/content15743.html).

Bien qu’il soit fait mention du SIEVA comme d’un syndicat qui « regroupe 13 communes », chacune représentée par «2 élus issus des dernières élections municipales», ce texte n’est ni daté, ni signé !Document SIEVAPar ce courrier, « nos élus du SIEVA » (même non signé, il faut imaginer qu’ils l’ont écrit) nous apprennent que « nous buvons une eau potable mais sans qualité »

Elu municipal moi-même, il me semble que l’on ne peut continuer, à ne rien changer. Notre rôle, surtout lorsqu’il s’agit de santé, consiste à s’engager pour améliorer les conditions de vie des administrés que nous représentons.

Objecter sur les normes n’a pas de sens. Les élus  du syndicat des 13 communes concernées doivent travailler ensemble, afin d’obtenir au plus vite une eau potable et de qualité dans la limite du seuil préconisé par l’Agence Régional de Santé.

« Les normes européennes et françaises de qualité de l’eau de consommation sont plus strictes que les valeurs guides de l’OMS. En effet, elles ont été fixées en adéquation avec le principe de précaution, considérant que la présence, même en quantités très faibles, de substances issues d’activités agricoles, industrielles ou humaines traduit une contamination de la ressource, et que d’autres substances plus ou moins détectables selon les moyens analytiques du moment peuvent les accompagner. Les normes européennes ont donc été établies dans l’objectif de réduire la présence de ces substances au plus bas niveau de concentration possible (limite de détection des pesticides dans les eaux au début de années 80). [Miquel G., 2003 – Miquel G., 2003. Rapport sur la qualité de l’eau et de l’assainissement en France. Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Rapport 195 p. et annexes 293 p.)

Juste un exemple provenant d’une autre source, dans le Vexin et le PNR. A la mairie de la commune d’Haute-Isle (333 hautillois-es) le document de l’ARS  est affiché : « PESTICIDES : Eau toujours conforme à la limite de Qualité : la teneur n’a jamais dépassé 0,1 µg/l ». La commune est alimentée par l’eau provenant du puits communal (périmètre de protection du puits instauré par arrêté préfectoral en date du 20/12/1992).

Haute-Isles

Ainsi des eaux de qualité existent dans le Vexin – condition nécessaire à l’affichage du bilan de l’ARS en mairie. L’eau qui est «potable sans qualité» ne mérite pas une telle publicité.

A ne pas vouloir admettre que le problème se situe au niveau du captage de la Douée, collectivement et anonymement, « nos élus du SIEVA » tentent par ce courrier de convaincre les citoyens d’accepter cette situation.

Mais ils taisent, que l’eau du robinet de Sagy, et – vraisemblablement – des 12 autres communes, appartient à la classe NC1 (non conforme à la limite de qualité), définie comme suit par l’agence ars Ile de France : « … des dépassements récurrents de la limite de qualité sont observés, mais en l’état, peut toutefois être consommée sans risque pour la santé, le temps que les travaux d‘amélioration soient exécutés ».

Or cela fait plus de dix ans que le problème est connu (voir article : – http://www.regard-sur-sagy.fr/eau-du-robinet-a-sagy-en-boire-ou-pas/ ) … sans travaux d’amélioration.

Certes, nous dit-on, « un schéma directeur sur l’eau est en cours, mené par le bureau SCE ».

En attendant, les connaissances médicales progressent et nous amènent légitimement à nous poser un certain nombre de questions sur la nocivité de l’eau distribuée par le service public.

« Un perturbateur endocrinien (*) est une molécule qui agit à très faible dose (du même ordre de grandeur que la concentration physiologique des hormones) ; non toxique au sens habituel du terme (empoisonnement) mais qui perturbe l’organisme de façon discrète, parfois difficile à reconnaître. Ces perturbateurs remettent en question les approches réglementaires basées sur des seuils toxicologiques par produit ». D’où le choix de l’ARS ?

A suivre ….

(*) L‘atrazine et le déséthylatrazine (DEA) sont des perturbateurs endocriniens

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