Par Franck Olivier – Conseiller Municipal à Sagy 95 Val d'Oise
Elu de proposition

Tradition et environnement

Tradition et environnement

Le vendredi 15 mars les enfants avaient fait l’objet d’une initiation à la propreté et à l’éco citoyenneté suivie d’un encouragement, à participer à l’opération « village propre » organisée par la mairie au cours de la matinée du 16 mars.

Le samedi 23 mars,  « fruits » du « carnaval des enfants », entre l’école et la mairie, des milliers de confettis jonchaient chaussées, caniveaux et trottoirs nettoyés quelques jours plus tôt.

Pourtant les conséquences techniques et environnementales sont réelles : avec la pluie, tous ces petits papiers rejoignent les canalisations « eaux de pluie » puis directement …  l’Aubette, notre bien commun, notre fleuron environnemental (Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique, Espace Naturel Sensible, Zone Aquatique d’Intérêt Départemental) le tout dans un Parc Naturel Régional.

Chaque jour, l’actualité scientifique, la connaissance de plus en plus affûtée des écosystèmes biologiques nous apportent matière à réfléchir et nous amènent à remettre en cause nos modes de vie dans leurs formes les plus banales. Les jeunes générations ne manquent d’ailleurs pas d’interpeler le monde des adultes, qu’ils soient responsables politiques, industriels,  financiers ou simples citoyens, sur la nécessité d’agir en vertu de leur avenir. 

Ces séquences récentes de la vie à Sagy,  sont un exemple de la contradiction possible entre la connaissance grandissante de la biosphère et les traditions.

La preuve, en est que,  48 h après ce « carnaval de printemps », un employé de la commune a été mobilisé durant une demi-journée (aux frais du contribuable), pour le nettoyage partiel de la seule rue de la Vierge avec une souffleuse thermique (bruyante et polluante) pour prévenir l’écoulement des confettis dans les égouts en raison apparemment d’un test de bouche d’incendie effectué sur la place  en fin de matinée.

La propreté de la commune est l’affaire de tous et le territoire dans lequel nous vivons constitue notre bien commun, c’est un point fort et nécessaire de l’éducation citoyenne.

(A noter : en 1953 le Préfet de police de Paris publiait déjà à propos de la fête nationale : — « La vente, l’usage ou la projection de confettis, serpentins, etc. sont formellement interdits sur la voie publique »).


Le Petit Parisien 20 mars 1927

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