Par Franck OLIVIER – Conseiller Municipal à SAGY de 2014 à 2020
Citoyen de proposition

Une salade sans pesticides ?

Une salade sans pesticides ?

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Au quotidien «Regard sur Sagy» continue à vous informer sur la page du Journal Citoyen : http://www.regard-sur-sagy.fr/journal-des-59/

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La poésie étant la meilleure réponse aux arguments qui m’avaient été opposés en fin de réunion publique, j’avais rédigé il y a quelques mois un article en hommage au poème de Ronsard « Une salade amassons et faisons » en ajoutant « sans pesticide ». Car ils ne sont pas seulement présents dans l’eau. Comme le montre l’étude de l’association « Générations Futures », on les trouve également dans nos aliments . Certes on entendra souvent dire, par des responsables politiques ou professionnels, que les valeurs limites maximales autorisées sont respectées, mais lors d’un repas quotidien toutes ces valeurs limites s’ajoutent … pour le plus souvent dépasser la norme ! Je n’arrive pas à convaincre que les risques pour la santé existent même à faible dose. Espérons que cette étude fasse réfléchir les décisionnaires élus.

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Le mardi 22 septembre 2015 France Info titrait :

Des pesticides interdits découverts dans de la salade verte

Selon une étude publiée ce mardi 22 septembre 2015, par l’association « Générations Futures », les salades vendues en France font partie des légumes contenant le plus de résidus de pesticides dont certains sont des perturbateurs endocriniens. L’association demande au gouvernement de faire respecter le règlement européen voté en 2009 interdisant l’utilisation de ces pesticides perturbateurs endocriniens.

L’association « Générations Futures » avait déjà dénoncé en 2013 la présence de résidus de pesticides dans les fraises. Pour cette nouvelle étude, 31 salades ont été achetées dans cinq grandes enseignes de la distribution dans l’Oise (60) et dans la Somme (80). Les analyses ont été réalisées par le laboratoire belge Primoris qui est agréé par les autorités françaises.

  • Est-ce que des résidus de pesticides ont été découverts ?

Cinq pesticides interdits en France dans la culture des salades ont été retrouvées, dont du DDT. Pour les autres pesticides repérés, aucun dépassement des Limites Maximales Autorisées n’a été relevé. Seulement six salades ne contenaient aucun résidu.
24 salades, soient plus de 77% des échantillons, renfermaient plusieurs résidus de pesticides. Une salade en contenait même dix.

  • Parmi tous les pesticides repérés, combien de salades contenaient des perturbateurs endocriniens ?

21 salades sur 31.  C’est vrai que ces substances sont présentes en très faibles quantités mais il ne faut pas négliger l’effet « cocktail », l’effet mélange, et de faibles doses de perturbateurs endocriniens peuvent avoir des conséquences non négligeables.

  • Connait-on les risques pour notre santé de ces perturbateurs endocriniens ?

Ils modifient le fonctionnement de notre système endocrinien qui est constitué de glandes sécrétant des hormones. Celles-ci contrôlent nos organes sexuels, notre croissance, notre température ou réparent nos tissus abimés. De nombreuses études sont menées pour comprendre les effets de ces perturbateurs endocriniens sur les personnes exposées mais aussi sur leur descendance.

  • Que concluent ces études ?

Il n’y a aucune certitude, que des suspicions. L’ANSES, l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, signale que les foetus, les nourrissons et les jeunes enfants seraient  particulièrement sensibles à ces substances. L’Institut national du cancer précise que les perturbateurs endocriniens pourraient provoquer des cancers du sein, de l’utérus, des testicules. L’INSERM travaille sur le rôle que pourraient jouer ces substances sur les troubles de la fertilité, les malformations congénitales, le diabète, l’obésité.

  • Doit-on arrêter de manger de la salade ?

Non, vous pouvez continuer à en manger. Mais cette nouvelle étude prouve que nous sommes vraiment cernés par les perturbateurs endocriniens puisqu’on en trouve dans l’air, dans l’eau, dans les sols. Il serait donc urgent d’en limiter l’utilisation ne fusse que par  précaution, sans attendre que les scientifiques confirment ou non les effets de ces substances sur notre santé, ce qui prendra des années.

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