Par Franck OLIVIER – Conseiller Municipal à SAGY de 2014 à 2020
Citoyen de proposition

Réunion du conseil municipal à huis-clos le 6 octobre 2020

– Motion sur le projet de “Terminal 4“ sur la plateforme aéroportuaire de Roissy Charles De Gaulle.

L’intégralité des efforts nécessaires pour aligner la France sur la trajectoire de la neutralité carbone sera annihilée par le secteur aérien s’il doit continuer de croître.

Ces graphiques démontrent la progression constante du nombre d’usagers  de transports aériens en France et dans le monde au cours des trois dernières décennies.

Le projet “Terminal 4” de Roissy -Charles de Gaulle est un cas emblématique de l’explosion du trafic, révélateur des perspectives de développement du secteur.

Les crises d’origines politique et sociologique influencent la demande de vols. La pandémie de la COVID-19 a frappé de plein fouet l’aviation civile mais il est difficile d’en prédire les effets à plus ou moins long terme. Cette crise a donné l’opportunité à certaines entreprises de développer de nouveaux outils leur permettant de réaliser des activités à distance. Faute de remède permettant d’enrayer rapidement l’épidémie, ces nouvelles organisations, testées au cours des mois de confinement, risquent de se pérenniser en dépit des réouvertures de lignes aériennes.

Alors que l’Autorité environnementale a demandé au groupe ADP, dans un rapport délivré le 8 juillet, de réévaluer l’impact environnemental de la future aérogare, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports a annoncé, mardi 28 juillet, que le projet « devra être revu en profondeur, c’est une réalité. Le projet, qui prévoyait l’accueil à l’horizon 2030 de 40 millions de passagers en plus, ne se justifie plus tel qu’il était prévu » (extrait de La Gazette du Val d’Oise du 28 juillet 2020).

La refonte du projet et la suspension de sa mise en œuvre doit offrir en effet l’opportunité de coordonner une force d’opposition cohérente au sein de la communauté de communes, voire du PNR.  On a pu constater au travers des nombreuses expériences menées ces dernières années que les luttes environnementales se révélaient particulièrement difficiles à mener et nécessitaient une énergie collective considérable (Europacity, aéroport du Grand Ouest ou de Nantes-Notre-Dame-des-Landes pour les plus médiatisées).

La motion votée en Conseil municipal du 6 octobre ne coûte rien, mais on note que, déjà,  elle ne recueille pas l’unanimité des élus de Sagy.

Penser global, c’est bien, mais n’empêche en rien d’agir local, une autre façon de changer les choses.

Actuellement les déplacements individuels à Sagy se portent vers une mobilité plus terre à terre et plus respectueuse de l’environnement qu’il faut encourager : le vélo. Les actions menées lors du précédent mandat municipal ont permis la réalisation partielle du projet de mobilité active entre Sagy bourg et Saillancourt. La voie douce mise à disposition des sagyens courant 2019 s’arrête au rond point, intersection de la Rd 81 avec la Rd 28. La finalisation de la liaison entre le village et le hameau, représente pourtant un triple enjeu profitable à tous les habitants de la commune :

  1. Écologique : alternative à l’usage de l’automobile, réduire son empreinte carbone
  2. Sécuritaire : la traversée de la Rd 28 par un passage inférieur, 
  3. Cohésion sociale : échanges facilités entre les différentes entités communales, accès aux commerces, écoles, services administratifs… .

Une motion adressée au conseil départemental demandant la réalisation du passage inférieur sécurisé sous la Rd28, inscrite au programme électoral de la majorité élue, appuierait le projet de la mobilité pour le bien être des habitants de Sagy. On imagine même une nouvelle marche citoyenne en faveur de cette dernière partie du projet de circulations douces promise en 2020.  C’est ainsi que les choses avancent.

Le projet d’aéroport du Grand Ouest ou de Nantes-Notre-Dame-des-Landes a été abandonné en 2018. Mais combien de  » Naturalistes en Lutte« ,  ont été vus comme « clivants » dans leur engagement ? Merci à eux.

Encore un effort.

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– 4ème conseil municipal à huis-clos sous couvert de la responsabilité des élus en cas de contamination du public nous dit-on.

Lors de matinée citoyenne y a-t-il eu une absence de « responsabilité des élus en cas de contamination du public », car visiblement  la distanciation physique n’était pas exigée ?

«Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) rappelle que la distance physique d’au moins un mètre reste une mesure forte de sa doctrine et ne peut être abandonnée. Le HCSP rappelle aussi que cette distance est un minimum, et que, lorsque c’est possible, une distance supérieure est de nature à réduire encore le risque de transmission. En effet, les masques n’ont pas une performance de filtration de 100% (et ne sont pas étanches latéralement). Même s’ils réduisent significativement l’émission de gouttelettes, chaque personne peut être amenée à le retirer à un moment donné à proximité d’une autre personne et les masques ne sont pas toujours correctement portés. »

Deux poids, deux mesures (sanitaires).

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